Marcher seule dans les rue de Rennes (et d’ailleurs)

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous mon coup de gueule du jour.

Suite à une récente discussion avec mes amies, je me suis dit qu’il ne serait pas inutile de faire un billet d’humeur sur le sujet en question : marcher seule, de jour comme de nuit, dans les rues de Rennes.

En effet, il est devenu quasiment impossible de se balader tranquillement dans les rues de la ville sans se faire emmerder. Passez-moi l’expression mais je ne vois pas d’autres mots.

Qu’elles soient verbales, psychologiques ou physiques, les agressions à caractère sexiste se multiplient dans la rue.

Il y a une semaine, le journal Ouest-France publiait un article qui pointait du doigt la hausse des agressions envers les femmes dans le cadre du vol des téléphones portables :

« Les premières victimes sont peut-être des jeunes femmes, de jour comme de nuit, qui marchent dans les rues de la ville. « Tous les quartiers sont concernés, informe le commandant Marc Guillemois, chef adjoint de la sûreté départementale. Les voleurs n’hésitent plus aujourd’hui à frapper les femmes pour arriver à leurs fins. Parfois, ce sont des tabassages en règle. »

A la fin de l’article, on pouvait lire « Le commissariat de Rennes met en garde de futures victimes et déconseille de se promener seul dans les rues de Rennes après avoir ingurgité une bonne dose d’alcool. »

L’homme qui siffle une femme dans la rue la considère comme une chienne

 

Pas plus tard qu’avant-hier, je décide de rentrer à pied de mon travail pour m’aérer le corps et l’esprit en m’adonnant à quarante minutes de marche. Le chemin n’est pas très agréable, il s’agit d’une grande ligne droite bordée par une route passante mais tant pis, il fait beau et je suis restée enfermée au bureau toute la journée.

Ce qui devait être un moment de plaisir s’est vite transformé en une véritable expédition : alors que je marchais le long de la route en profitant des rayons de soleil de la fin de journée, plusieurs types ralentissent en voiture, me font des signes obscènes, des regards qui puent le vice, me klaxonnent, me sifflent. Au passage piéton je croise un type qui me siffle, comme un chien.

J’ai eu envie de me retourner, de lui dire le fond de ma pensée mais j’ai eu peur des représailles, comme 1 femme sur 4 en France.

M’enfin, à quoi s’attendent les hommes primates qui sifflent encore les filles dans la rue ? Il croyait quoi celui-là ? Que j’allais lui tailler une pipe dans les rosiers ? Qu’après avoir été sifflée comme un caniche, j’allais l’inviter à boire un verre pour en apprendre un peu plus sur lui ?

J’ai regardé ma montre : 17h30 seulement. Pathétique. Il n’y a pas d’heure pour le harcèlement de rue.

J’ai pressé le pas tandis qu’en moi la colère montait : est-ce vraiment devenu impossible de se promener seule, de jour comme de nuit, sans croiser un tocard sur son chemin ?

Victime d’une agression il y a des années de cela en rentrant de mon travail, je ne me déplace presque plus exclusivement qu’en voiture. Les beaux-jours approchant, j’ai eu l’audace de prendre le métro le week-end dernier pour rejoindre des amis à l’apéritif dans le centre-ville.

Je n’avais pas pris le métro depuis deux ans.

Je ne le reprendrai plus jamais seule.

Rebelote.

Dans la rame, quatre jeunes alcoolisés m’ont pris pour cible. « La blonde, la blonde » répétaient-ils en en me touchant les cheveux, en me harcelant de questions sur mon identité comme si je leur devais réponse. J’ai vécu cet épisode comme une humiliation profonde. A l’intérieur, je bouillais. Comment pouvais-je me laisser emmerder par des types à peine majeurs ?

Je suis descendue à la première station, renonçant définitivement à prendre les transports en commun toute seule un vendredi soir à 20h pour me rendre à Sainte-Anne.

S’auto-armer pour se sentir en sécurité

 

Toutes mes amies m’ont raconté des expériences similaires, chacune possède son anecdote : le type de l’arrêt de bus, celui qui a suivi une telle jusqu’à chez elle, celle qui s’est fait emmerder un matin alors qu’elle faisait son jogging… Je suis sûre que vous aussi, qui me lisez, vous avez malheureusement votre propre exemple. Je suis sûre également que dans votre entourage, de nombreuses femmes possèdent des gazeuses dans leurs sacs-à-mains.

« Je me suis acheté une alarme de sac à main chez Ikea » me racontait une copine récemment, « c’est juste au cas-où », « moi je vais suivre des cours de self défense » explique une autre.

Est-ce normal qu’en 2014 les femmes trouvent presque naturel de s’armer contre un agresseur potentiel ?

Est-ce normal de renoncer à porter des talons hauts pour se rendre à pieds dans le centre-ville ? En baskets, je me ferai plus discrète me surprends-je à penser.

Amoindrir les attributs de la féminité pour ne pas provoquer n’est pourtant pas la solution : en laissant jupes, robes et escarpins au placard, on donne raison à tous les sexistes.

Alors, non je ne céderai pas à la pression ambiante et je cesserai de me remettre en cause constamment. En jupe ou en pantalon, maquillée ou non, je refuse de ne plus marcher seule dans les rues de Rennes.

Est-ce que seulement la société a conscience du machisme permanent qui investit la rue et de la pression inhérente que nombre d’entre nous subissent chaque jour dans toues les villes de France ?

Quelles solutions pour faire changer les mentalités ?

La jeune belge Sofie Peeters dénonce cet harcèlement perpétuel auquel on s’expose en marchant simplement dans la rue, de jour comme de nuit dans son documentaire « Femme de la rue » qui se veut aussi réaliste que choquant :

Ou bien encore ce reportage d’Envoyé Spécial sur le harcèlement de rue :

Voilà, c’était mon coup de gueule du jour.

N’hésitez pas à le commenter ou à la partager si vous aussi, vous redoutez de marcher seule dans la rue.

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25 Commentaires

  • C’est une triste réalité. Et c’est encore pire si tu as le malheur d’oser te promener en jupe.
    Je ne sors jamais seule dans la rue. Et même accompagnée, la nuit, j’ai la trouille !
    Tous ces hommes sont des « mal éduqués », tout simplement, mais c’est difficile de renverser la vapeur.

  • Bonjour Reine des bons plans,
    Je vous lis chaque semaine et je n’ai jamais commenté (shame on me

  • bonjour, eh oui c’est bien triste tout ça! moi non plus je n’ose jamais rien dire quand un ou des connards m’emmerdent dans la rue! quand j’habitais à Paris j’avais carrément arrêter tout maquillage et c’était chaussures basses et jean tous les jours tellement ça devenait insupportable ! gros problèmes d’éducation de notre époque!!!

  • Bravo pour cet article !!
    Nous avons toutes été confrontées à ces hommes faibles et je pense que le mot est juste : FAIBLE !! Tellement simple de s’attaquer à une femme seule et vulnérable à ce moment. C’est injuste de subir ça mais hors de question d’arrêter de me balader seule ou de porter des jupes. J’évite simplement de le faire le soir ou alors je demande que l’on m’accompagne, c’est triste d’en arriver là.

  • Il n’y a pas qu’à Rennes, et il n’y a pas que les femmes qui se font emmerder à longueur de temps (même si par rapport à nous les hommes, vous avez en ‘bonus’ les dragueurs relou). Depuis quelques mois/années, les villes françaises deviennent de moins en moins sûres, pour les hommes comme pour les femmes. Des insultes, des cigarettes taxées plus ou moins gentiment, des téléphones ‘confisqués’ avec ou sans violence, j’en passe et des meilleurs.

    Même si l’auteur a raison sur le fond, je crois qu’il faut voir le phénomène avec plus de recul et le considérer de manière plus large : la France est aujourd’hui un pays qui CRAINT. Avant c’était juste Paris et sa banlieue, maintenant il est impossible de sortir sans se faire emmerder dans n’importe quelle ville de province de taille moyenne.

    Après, y’a les chanceux(ses) qui peuvent se payer le taxi ou la voiture, et qui surnagent au-dessus de la crasse, souvent en faisant mine de ne rien voir. Et y’a ceux qui ne peuvent pas le faire, qui doivent prendre le métro/tram/whatever et traverser des quartiers ‘chauds’ tous les jours. Ces gens là doivent désormais composer avec les emmerdes quotidiennes, les ‘oh la blonde’, ‘wesh mam’zelle’, ‘t’as pas une clope’, ‘baisse les yeux’, et ce genre de choses.

    La réaction de l’auteur : ‘avec des baskets je serais plus discrète’ me fait de la peine (mais je la comprends) car elle est révélatrice du monde dans lequel on vit. Ca ne devrait pas être à nous de changer nos attitudes pour nous adapter à ces emmerdeurs, mais à eux d’apprendre le respect. Mais là on touche à un problème beaucoup plus vaste : l’éducation, la sécurité, etc.

  • Bonjour, question: est ce que l’une d’entre vous a déjà tenter la confrontation directe dans ces cas de « dragues » « harcèlements » etc ?? pas forcément violente mais de manière à mettre ces bonhommes devant l’absurdité de leur comportement.

    • Bonjour,
      il y a des définitions à ne pas confondre, entre la drague harcelante (insultes voir pire) et l’abordage poli dans le soucis de ne pas embêter la personne que pratique certains hommes dont moi et dont se vantent certains site de séduction sous le jargon SPU. Il y a une différence entre sifflet , demander directement un numéro pour coucher, insulter par rapport à l’abordage le plus cool possible comme par exemple : « salut, est-ce que tu as le temps de discuter, je peux te prendre une minute…, où puis-je trouver ceci ou celà ..etc ». Bon je schématise, mais l’idée générale est de faire des approches concrètes, qui montre le niveau par rapport aux vrais emmerdeurs.

      Donc il y a deux catégories, les emmerdeurs et disons ceux qui ont le soucis de faire au mieux, le plus poliment possible. Et donc pour vous est-ce la même catégorie, vous sentirez-vous aussi harcelé si on lancerait poliment la discussion à un feu rouge ?

      • excuse moi, mais qu’est ce que tu entends par:  » insulter par rapport à l’abordage le plus cool possible comme par exemple : « salut, est-ce que tu as le temps de discuter, je peux te prendre une minute…, où puis-je trouver ceci ou celà ..etc ».  » exactement?
        Tu veux dire qu’un « abordage le plus cool possible » décliné par une fille se termine en général par des insultes envers cette dernière?

      • Bonjour Paul,
        en effet, comme tu le dis, « il y a des définitions à ne pas confondre, entre la drague harcelante (insultes voir pire) et l’abordage poli dans le souci de ne pas embêter la personne ».
        A mon sens, c’est très clairement dit dans l’article. On parle ici de rentrer à pieds de son travail parce qu’il fait beau et qu’on veut se vider la tête (= retrouver un certain calme et une tranquillité, une sérénité après une journée de travail), ne penser à rien et se retrouver un peu au calme, « en tête à tête avec soi-même » comme dirait M.
        Et toute violation de ce calme, toute intrusion dans cette bulle peut être vécue comme une agression. Alors certes, s’il s’agit de demander poliment si l’on peut discuter, c’est bien moins violent qu’une insulte ou un sifflement ! Mais ça reste un contact non désiré à un moment qui n’est pas propice, un contact qui n’aura été initié que par l’une des deux personnes (contrairement à une discussion entamée après un échange de regards dans un bar par exemple). Dans le meilleur des mondes, une réponse négative polie serait formulée et acceptée et tout s’arrêterait là.
        Mais dans la réalité malheureusement ça se passe rarement comme ça, un refus entraîne souvent une ou plusieurs insultes et les intrusions se répètent, les unes après les autres, et il se peut qu’on perde un peu patience et qu’on se construise une bulle plus hermétique pou se protéger, jusqu’à les ignorer pour ne plus être atteinte par elles.
        Car oui, être traitée de pute, de salope, de chienne et autres joyeusetés dégradantes et sexistes, ça fait rarement plaisir et même si on sait que ce sont des paroles « en l’air », ce la nous atteint, au plus profond de notre être et en rentant chez nous, même la plus longue des douches ne parvient pas à laver ces affronts.

        En ce qui concerne l’idée « d’aider à trouver ceci ou cela », c’est aborder quelqu’un sous un faux prétexte et j’estime que cela constitue une agression toute aussi forte car on aura été trompée sur les intentions de la personne et au lieu de donner un simple renseignement pour aider, on doit répondre à une demande qui ne faisait pas partie du « contrat social » que nous avons accepté en aidant la personne qui nous a abordée.

        T’es-tu déjà posé ces autres questions : Comment te sentirais-tu si tu étais constamment abordé alors que tu aspires à passer un moment seul ? As-tu le même comportement vis à vis des hommes qui te paraissent sympathiques ? Probablement pas. Et pourtant certains pourraient peut-être devenir de très bons amis… mais tu ne vas pas leur parler dans la rue pour autant, si ?

    • Bonjour Jean Marcel,

      Pour répondre à ta question, oui et c’est d’ailleurs ce que je fais systématiquement, tout en restant polie. En général je précise que je n’ai pas sollicité ce contact et que je considère que c’est une forme d’agression, de harcèlement et je demande ce que cette personne penserait s’il s’agissait de sa soeur, de sa cousine ou de sa mère que l’on abordait de cette manière.
      Malheureusement, la réponse est rarement courtoise, je deviens alors une pue, une salope ou une connasse… pou avoir osé dire que cela ne me convenait pas !
      Et ce n’est pas arrivé qu’une fois.

  • Je suis toujours aussi désolé de lire ce genre de témoignage.
    Thomas Mathieu, un dessinateur met en scène des témoignages semblables.
    http://projetcrocodiles.tumblr.com/

  • Bien le bonjour,

    Tout d’abord je tiens à préciser qu’il n’y a pas que les femmes qui sont agaçés par cette situation. Ne pas se méprendre, je n’ai aucun côté pris en particulier. Mais cependant j’ai été éduqué avec des valeurs et le respect de l’autre. Ceci incluant bien entendu de ne pas traiter la gente féminine comme des objets.

    Ce problème devient à double sens (pour les hommes aussi) dans mon cas qui tentent d’agir contre ces situations malsaine. Que ce soit en groupe ou solitaire. J’ai presque regretté la dernière fois que j’ai aidé une fille dans cette situation.

    Deux brefs exemples. Premièrement. Au mac do, fin d’après-midi, il y a du monde et encore bien jour. Avec une bande d’ami à faire une pause repas, je me lève pour aller chercher une dernière commande. Devant deux hommes plutôt costaud dans la file d’attente. Deux des filles à la table rigolent. Un des hommes devant moi l’imite et fini par un « Sale PUTE va ! » d’une voix rauque. Pas vraiment pu m’empêcher. De surprise je lui rétorque un « PARDON ?! » Sonore. D’une manière aussi surprenante que ça puisse paraitre… Ce genre de personne ne s’excuse pas, et vous demande si vous êtes sur. Ah c’est bien vous qui cherché les ennuis non ? Pour l’avoir interrompu dans son comportement à insulter une fille qu’il ne connait ni d’eve ni d’adam. D’une part ils ont failli me faire un passage à tabac (vive les amis et le staff venu pour calmer monsieur gorille machiste). D’autre part il relance la provocation en partant avec sa bande d’ami.
    Les filles par dessus retorquent qu’elles ont l’habitude et qu’on (moi et mon ami) auraient du laisser courir… Pas vraiment normal mais bon.

    En ce qui concerne le deuxième exemple. En pleine rue de Rennes me balandant avec une amie au niveau des Halles entre Colombier et République, un homme plutôt âgé ralentit et la mate de manière plutôt flagrante et se retourne ensuite, se penche et mate son cul sans un regret. J’ai failli broncher mais après tout des gens bizarre on en croise partout. La un deuxième plus jeune (et c’est un blanc en costard…) qui ralentit lui aussi sourit comme un chien à cette fille. Je lui lance un « besoin d’aide ? » un peu agaçé. La réponse ? « Pas besoin de ton aide pour lui défoncer le… » pas besoin des détails. J’appelle ça une agression verbale venant d’un abruti.

    Okay je ne tolère pas ça, beaucoup de mes connaissances, femmes ou hommes ne les tolèrent pas non plus. Mais honnêtement… Vous voulez faire quoi ?
    Je suis devenu blasé à force d’entendre et de voir ce genre de comportement de la part de type en solo ou en bande. Peur que ça prenne des proportions énorme à chaque fois. De ne plus pouvoir marcher tranquille moi aussi à république parce que j’aurais stoppé un tel dans son harcèlement.

    Mais bref. Oui ces comportements ne sont pas du tout normal et oui chaque femme devraient pouvoir se ballader à n’importe quelle heure et n’importe ou sans avoir peur de tomber sur un abruti. (non ce ne sont pas des hommes qui se comportent comme ça…)

    Merci à ceux qui auront pris la peine de lire.

  • Bonjour,

    N’hésitez pas à faire un tour sur le site http://www.antirelous.com (tout nouveau) qui va mener un premier combat : mesurer cette pollution (nous avons besoin de toutes les Femmes de bonne volonté) qui pourront poster une alerte « antirelous » sur le site à chaque fois qu’elle font l’objet d’un harcèlement de rue. Et ainsi faire évoluer un compteur qui tourne en permanence. La première des actions est de mesurer l’ampleur du phénomène pour ne pas le minimiser. D’autres actions suivront. Lire « A propos du site » pour en savoir plus.

    Collectif AntiRelous

  • Eh bien dis donc, moi qui viens de banlieue et qui pensais être particulièrement concernée.. J’avoue que j’imaginais naïvement que ça n’existait que peu dans les villes de province ce genre de problème… Et je suis bien triste d’apprendre que je me trompais en fait ! Je ne vais pas y aller de mes anecdotes, il y en aurait beaucoup, on a toutes les nôtres, comme tu disais. Evidemment je refuse, condamne, le discours du « c’est à nous de ne pas nous mettre en jupe, de ne pas sortir seule » ou que je sais-je ! Il m’exaspère, évidemment. Mais autre chose qui m’exaspère : je me rends bien compte que les hommes autour de moi, même mes (très) proches, ne se rendent pas comptent de l’ampleur de la chose et ça pour moi c’est dur car ça ne vient pas de ces harceleurs mais des gens que j’aime !

  • Je suis rennaise depuis 8 ans et perso j’ai toujours des oreillettes dans mon sac que je mets le plus souvens possible pour faire croire que j’écoute de la musique. La plus tard du temps je n’en ai pas. Un jour un mec me dit : hey elles sont chouettes tes lunettes, et t’es charmante…je fais la sourde oreille montrant que je n’entend rien. Il insiste en me demandant si je suis seule…je poursuis l’incompréhension. Celui ci n’a pas voulu s’épuiser et a rebrousser chemin.
    Bref ça fonctionne bien. Maintenant ce qu’il faut faire c’est avoir confiance en soi, les hommes sont animaux, s’ils sentent la faiblesse, ils attaquent.

  • Avec ma compagne, nous apprécions vos infos découvertes (restau ; spectacle et autres ………..) Nous sommes un couple de Rennais plus de 50 ans, et apprécions sortir le soir en fin de semaine faire un ciné, un restau, un spectacle et c’est vrai, que la Ville de Rennes (mais ce n’ai pas la seule) devient de plus en plus insécurisante, ma compagne subit des regards appuyés, des moqueries d’un niveau ras les paquerettes, et j’en passe et des meilleurs. Nous mesurons que pour les jeunes femmes ou les jeunes hommes aussi, c’est dur de sortir seuls, en tout les cas bravo de dénoncer ce triste phénomène de société, et je ne vois pas de vrai solutions. Courage ensemble vous gagnerez…

    • Merci, votre commentaire me fait plaisir. Merci à vous et au plaisir de vous lire de nouveau sur le blog. Aurore

  • Madame,

    Permettez-moi de vous informer qu’à partir de 18h30, une faune très particulière envahit les rues et places de Rennes… A partir de cette heure, nous n’avons aucune chance de nous rencontrer, je suis bien tranquille chez moi… J’évite les places de Rennes, la gare, les quartiers du Blosne, de Maurepas, Villejean et Beauregard, les trafiquants, les étudiants, les zonards, leurs chiens, les sans-papiers, les petits cons, les vieux cons, les gothiques, les fachos, les gauchos, les malades mentaux et les autres… Ainsi, je peux vous assurer qu’il ne m’arrive rien de fâcheux !… Prenez cela comme un conseil et vous vivrez en paix !… Et si rien ne vous attache à Rennes, allez voir ailleurs avant que cela ne se dégrade !

    M_M_M

  • Triste réalité, malheureusement bien française.

    Ce n’est pas faire une généralité que de dire que ça vient clairement d’un problème d’éducation. Ah oui, c’est bien, nous les français, on sait dire bonjour, au revoir, merci Monsieur, Madame etc. De simples formes de politesse aussi futiles que nécessaires, parce qu’au fond, on s’en fou, ce sont juste des automatismes. Mais qu’en est-il du vrai respect ? Du respect de l’autre ? Là par contre, on est de très mauvais élèves.

    Comment je peux l’affirmer ? Parce que j’ai voyagé dans pas mal de pays en tant que touriste, que j’ai vécu et vis actuellement en tant qu’expatriée et que je ne me suis jamais plus sentie en sécurité et respectée qu’en dehors de la France. Et même dans des pays réputés pourtant plus craignoss. Le fait justement d’être aller voir ailleurs, d’avoir vécu à l’étranger me fait prendre conscience à quel point c’est vraiment un problème de société et qu’il ne faut surtout pas le minimiser.

    Parce que ce n’est pas normal qu’au 21e siècle, dans notre bonne vieille République française, qui prône des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, on puisse se demander si, en sortant dans la rue aujourd’hui, ce serait une bonne idée de porter une jupe ou non, mettre des écouteurs ou non, être accompagne(é) ou non, juste par peur des représailles. Le simple fait de se poser la question prouve qu’il y a un sérieux problème chez nous.

    Témoigner, alerter, dénoncer, c’est déjà un pas vers la prise de conscience collective, mais au delà, j’espère sincèrement que cela permettra de faire bouger les choses et que les gens pourront prochainement agir au même titre qu’on agit légalement contre les comportements et paroles racistes ou discriminatoires.

    Sur ce, bisoutes de la Nouvelle-Zélande.

    • Hélas non, on ne croise pas ce type d’énergumène qu’en France. Pour avoir vécu en Belgique, je peux vous assurer que certains quartiers sont essentiellement des « terres d’hommes » (j’entends par là d’avantage que les autres. Car à mes yeux l’espace public est devenu entièrement masculin tant il ne fait pas toujours bon de s’y déplacer en tant que femme)et qu’il ne vaut mieux pas s’y rendre en short ou en jupe même si la température estivale atteint les 30°…

      J’ai également été agressée à Rennes parce que je portais une jupe. Et ça a bien failli tourner au drame, avant qu’une amie avec qui j’avais donné rendez-vous, n’apparaisse soudainement. Depuis, je n’en porte plus, par peur justement. Il m’est arrivé un jour d’en enfiler une malgré tout, comme désireuse de faire un pied de nez à mon agresseur, mais cela s’est conclu par un échec : j’avais fait à peine trois pas en bas de chez moi que déjà je faisais demi-tour pour enfiler un jean.

      C’est un sentiment affreux de se dire qu’on ne peut pas s’habiller comme on le souhaite, de peur de se faire harceler. On ne devrait même pas avoir à se poser la question…

      Merci pour cet article en tous cas ! Plus on en parlera, et plus (j’espère)le problème s’étiolera.

  • Tiens je ne pensais pas que la situation à Rennes était si critique. Mon ressenti est différent vis-à-vis de la ville. Je prends souvent le métro/bus, je me balade tranquillement et je n’ai jamais rencontré de problèmes majeurs, je me sens même plutôt en sécurité à Rennes alors que je vis dans le centre-ville mais je me trompe peut-être. Je pense qu’il est important de dire aussi que la ville a pu être praticable par certains sans encombres, même si les mauvaises rencontres arrivent. Enfin je ne sors jamais le soir , du moins pas seule et peu souvent et j’habite sur la bouche de métro donc pas de trajets longs. Je trouve ça révoltant que les hommes, ou plutôt des animaux dans ce cas précis, croient encore que la ville est leur propriété et qu’en bons seigneurs, ils nous louent leurs terres au prix d’insultes et de vilaines œillades. Je ne me priverai pas de sortir quand je veux et où je veux, puisque c’est mon droit et que je dois le défendre même si j’aurais toujours cette petite voix qui me tiendra en alerte face aux possibles dangers,… Malheureusement. Bref votre article me fait m’interroger sur ma ville et que mon ressenti dans la rue, et je demanderai des amies si elles ont eu de tels problèmes.

  • Merci, merci, merci pour cet article !

    Pas plus tard que hier soir (aux environs de 17h45) alors que je rentrais également chez moi à pied afin de profiter des rayons du soleil, un pauvre type m’interpelle : « hey la robe ! la robe ! la robe bleu foncé, tu viens ? ». Ils étaient plusieurs, je n’ai pas répondu malgré le fait que je bouillais de rage. La peur des représailles, et pire encore : une honte montant en moi que je n’aurais pas du ressentir. Je me suis maudite de porter une robe en ce beau jour ensoleillé…. Reléguée au rang d’objet, j’ai senti ma déshumanisation complète sur le moment.

    Le pire dans l’histoire c’est qu’il s’agit là que d’un exemple parmi tant d’autres (certaines bien plus glauques d’ailleurs). Et que j’ai songé très sincèrement à m’armer d’une bombe anti-agresseur ainsi que d’un chien dissuasif….

  • Je vis à Rennes depuis 3 ans , en centre ville certes (je n’ai pas à me déplacer dans les coins craignos) et je n’ai jamais eu aucuns problèmes , idem pour mes amies ! Je trouve ça dommage de ne plus pouvoir prendre le métro ! Quand je lis cet article , j’ai l’impression d’être à Paris !!! c’est effrayant ! Je sors SOUVENT tard le week-end , rue de la soif , les lices etc aucuns problèmes !! et je suis rentrée maintes fois seule idem !!! (même si clairement , je suis plus rassurée quand je rentre à plusieurs ! ).Faut croire que j’ai de la chance :)

  • Je trouve ça assez pitoyable comme genre d’article….J’ai envie de dire, si un homme t’embête, affirme-toi, remet-le en place et puis c’est tout ! Et ne pas faire la sourde oreille en l’évitant.
    Le jour où toutes les filles comprendront ceci, bien des hommes ne tenteront plus ce genre d’approches et sauront que ce n’est pas un comportement à adopter envers les femmes…

    Je sais pas, mon analyse parait pourtant simpliste mais ça m’énerve ce genre de victimisation des femmes, alors que bien des situations dérangeantes n’arriveraient pas si les jeunes femmes osaient s’affirmer face à ce genre de personnes…

    Sur ce, affirmez-vous et défendez-vous !

    • Merci Fanny pour ce commentaire pitoyable, vous avez raison après tout s’il existe encore des viols & agressions envers les femmes c’est bien parce qu’elles n’osent pas « s’affirmer face à ce genre de personnes ».

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